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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 11 septembre 2020, Lyne Perron, A.E.R.

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 11 septembre 2020 – Lyne Perron, A.E.R.

Normay discute avec Lyne Perron du site Adoption, Émotions, Retrouvailles (A.E.R.) sur ce qui s’en vient pour l’automne. Comme les activités et/ou soupers-rencontres sont reportés dans le temps, dû à la pandémie A.E.R. reprend ses soirées de clavardage et ses soirées en format virtuel La première soirée vidéo, sur Messenger, aura lieu le jeudi 1er octobre, 20h00. On parle également du besoin de poursuivre les contacts et les retrouvailles, mais de façon différente. Naturellement, il ne faut pas oublier d’être accompagné dans cette démarche remplie d’émotions, tant d’un côté comme de l’autre, du côté de l’adopté, du parent et/ou de la fratrie.

On aborde également le côté du traitement des dossiers par les intervenants des CISSS/CIUSSS et des commentaires paraissant sur les réseaux sociaux. Des explications sont à nouveau données afin de ne pas tirer sur le messager. Les intervenant(e)s sont pour l’ouverture, mais ils se doivent de respecter les consignes reçues.

On informe également les gens sur la bataille personnelle que mène André Royal (Roy) afin de faire respecter la loi.
Bonne écoute.
Pour écouter votre émission : https://soundcloud.com/mouvement-retrouvailles/loin-des-yeux-pres-du-coeur-11-septembre-2020-lyne-perron-aer

N’hésitez pas à commenter et à partager!

https://www.facebook.com/MouvementRetrouvaillesAdopteesNonAdopteesParents/posts/3248614121921783

RÉSUMÉ
Adoption, Émotions, Retrouvailles (AÉR) reprend ses soirées de clavardage le jeudi, 1er octobre prochain à 20h00. Ce sera une soirée sur Messenger en vidéo. Il y aura donc une soirée vidéo par mois, à 20h00 et les autres soirées de clavardage du mois, sans vidéo, seront aussi à 20h00. Ce sera agréable de raconter de nouvelles retrouvailles qui ont eu lieu virtuellement au cours du printemps et de l'été; ce sont toujours des échanges bien intéressants.

Lors de la dernière soirée de clavardage, Lyne nous avait demandé de tenter de trouver des photos de retrouvailles, des photos de nos familles biologiques, des photos de nous, enfants. Elle aimerait renouveler l'expérience pour l'ouverture du 1er octobre. C'est plaisant de placer un visage sur un nom nouveau!

Avec la COVID-19, nous vivons une nouvelle réalité. Il devient donc impossible de faire les soupers-rencontres AÉR malgré l'ouverture des restaurants car c'est une trop grande responsabilité que Lyne ne tient pas à assumer et pour cause car, advenant une éclosion, elle ne voudrait pas en porter la responsabilité ayant été l'organisatrice de la rencontre.

L'important est que les personnes ne se perdent pas de vue, qu'elles puissent à tout le moins échanger virtuellement. Si elles retrouvent via les médias sociaux ou par appels téléphoniques, au MR et sur AÉR, nous écoutons et apportons du soutien.

L'accompagnement est fort important car une retrouvaille comporte beaucoup d'émotions, même si elles sont positives. On ne doit pas rester seul(e)s avec ces émotions car c'est lourd, bouleversant et, dans la population en général, c'est mal compris ou c'est pris avec un grain de sel, de là l'importance de partager le vécu des retrouvailles avec des gens qui peuvent comprendre nos sentiments, notre expérience pour les avoir déjà vécus également. On peut alors valider si c'est « normal » ou non de vivre de telles émotions, de « flotter » dans notre histoire d'amour, ou de vivre une très grande déception car on doit « revenir sur terre » pour consacrer aussi du temps à nos proches, à nos familles afin qu'ils ne se sentent pas laissés-pour-compte à cause de nos retrouvailles.

L'accompagnement est important avant les retrouvailles mais le suivi l'est tout autant. Dans certaines relations, c'est parfois délicat, ambigu, on ne sait pas s'il y aura d'autres rencontres; c'est nébuleux et on ne sait pas si on a bien fait d'initier la retrouvaille. Le fait de se sentir accompagné(e) dans cette étape est rassurant car on ne sait pas trop vers qui et vers quoi on s'en va et, en parler à d'autres, c'est aidant, ça nous conforte dans nos besoins, nos désirs.

Plusieurs personnes adoptées ont un trait de caractère en commun à savoir celui de se remettre en question car elles ont peur de déranger, plus particulièrement. Quand une personne vient d'être retrouvée, on se remet en question à savoir: « Étais-je à la hauteur, étais-je correct, ai-je dit les bonnes choses, ai-je posé trop de questions, étais-je trop émotif (émotive) ou pas assez, quelle première impression ai-je fait sur la personne retrouvée? S'il y a un silence de quelques jours après la rencontre, le temps que la/les personne/s assimile/nt cette retrouvaille, alors on se remet davantage en question même si les courts silences vécus sont tout à fait normaux. L'autre personne doit absorber ce qu'elle vient de vivre, « revenir sur terre » elle aussi car elle ne recherchait pas, bien souvent, donc, elle est encore plus désemparée, déstabilisée.

Dans les fratries, par exemple, souvent elles ne connaissent pas l'existence d'une soeur, d'un frère. Les personnes qui sont recherchées vivent donc un concentré d'émotions mais différentes de celles des personnes qui recherchent. Parfois, les attentes sont démesurées de la part des recherchant(e)s. Dans les familles naturelles où les membres ont vécu ensemble, on n'assiste pas toujours nécessairement à des relations formidables, il en va de même avec les familles retrouvées.

Dans divers aspects de leurs vies, les mères d'origine ont vu qu'au cours des années, les choses changeaient, évoluaient et elles emboitaient le pas sauf que pour le grand secret de leur grossesse, pour leurs histoires, elles restaient toujours des pécheresses, honteuses, coupables, indignes, jugées, plusieurs décennies passées, sur lesquelles on « tapait sur la tête » à cause de la religion qui en menait large, qui dictait la ligne de conduite des gens, de l'époque. Par conséquent, les mères sont restées marquées, stigmatisées, traumatisées.
Dans un autre ordre d'idées, les gens qui attendent des réponses de leur dossier, depuis l'adoption de la loi 113, sont de plus en plus impatients, en colère, alors, il ne faut pas « tirer à bout portant » sur les intervenant(e)s. Comme dans tous les emplois, il y a des personnes plus compétentes et d'autres moins, certaines plus empathiques, plus aidantes, plus patientes, qui donnent plus de détails et parfois n'en savent pas beaucoup non plus et ne peuvent donc pas en inventer.

Les personnes inscrites depuis le début de la loi 113, dont les parents étaient décédés après 12 mois devaient recevoir leur identité. Cependant, les règles ont changé, en cours de route, et ils ne les auront pas. Elles sont donc frustrées. Les intervenantes doivent appliquer les règles imposées et, pour la plupart, elles ont ressenti beaucoup de peine pour leur clientèle assujettie aux nouvelles applications de la loi et, malheureusement, ce sont elles, en première ligne, qui reçoivent toutes les colères qui grondent des requérant(e)s. Il est toujours possible d'écrire, de témoigner sur les médias sociaux des insatisfactions vécues mais en demeurant respectueux.

Lyne nous informe également de la bataille personnelle que mène André Royal (Roy) afin de faire respecter la loi 113 dont une application de cette loi à savoir que le gouvernement du Québec refuse de divulguer le nom et le prénom des pères d'origine même s'ils apparaissent dans le dossier d'adoption, sous prétexte qu'un document officiel doit être signé reconnaissant la paternité.
Comment le gouvernement québécois peut-il prétendre exiger une preuve officielle, signée par les pères, au dossier, alors que les droits de la lignée paternelle étaient ignorés à cette époque? Par ailleurs, plusieurs jeunes « filles-mères » ne tenaient pas spécialement non plus à ce que cette paternité-là soit reconnue mais, autre temps, autres moeurs.

M. Royal trouve inconcevable que l'application de la loi n'a pas été faite selon l'adoption de la loi, le 16 juin 2017, et tient à ce qu'elle soit respectée de la façon qu'elle a été adoptée. Il a fait des démarches auprès du Protecteur du citoyen, quelques avocats sont avec lui pour l'aider; il prend donc cette charge sur ses épaules. Il demande de lui écrire afin qu'il puisse se constituer une banque de dossiers à présenter pour la cause. Il veut aider les gens qui souffrent de cette application de la loi qui ne devrait pas exister.

Plusieurs personnes adoptées aimeraient pouvoir signer une dispense auprès du gouvernement du Québec, de quelque responsabilité que ce soit, quant à une erreur potentielle pour la divulgation des noms et prénoms des mères et des pères apparaissant dans le dossier.

Avoir notre identité, avoir un nom nous permet d'aller loin avec cette information. Si on est le moindrement « fouilleux », « fouineux », débrouillard, on peut faire des recherches, faire des recoupements et retrouver.

Merci à Mme St-Pierre et merci à Mme Lyne Perron pour leurs diverses précisions

Partagez la page de l'émission en grand nombre et n'oubliez pas, s'il vous plaît, « Aidez-nous à vous aider. »

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le partage de la pièce musicale « Je pars à l'autre bout du monde », composée par Paul Daraîche et interprétée par Beyries.
Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il n'est plus possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB. Vous pouvez sans doute le retrouver à votre Bibliothèque municipale.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits en soirée, à 19h00.

Marthe Charest
Mère d’origine qui a recherché et retrouvé sa fille en 2003

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