Abonnez-vous à notre web radio sur soundcloud

  Abonnez-vous à notre chaîne YouTube


Émission “Loin des yeux, Près du cœur” - 7 septembre 2018 – Mmes Dee-Ann Boisvert et Monique Beaulieu Imprimer cette page

Partager

Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 7 septembre 2018 – Mmes Dee-Ann Boisvert et Monique Beaulieu

Aujourd'hui, Normay reçoit deux invitées. Dans un premier temps, Dee-Ann Boisvert, née le 13 janvier 1965 à Sherbrooke, baptisée sous le nom de Marie-Paule Bégin, nous raconte son parcours et nous donne les informations nécessaires pour la recherche de ses origines. Dans un deuxième volet, Monique Beaulieu, adoptée, a retrouvé sa famille biologique maternelle, ainsi que son demi-frère. Toute une aventure! Bonne écoute.

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

**************

Premier segment de l'émission: Mme Dee-Ann Boisvert

Mme Dee-Ann Boisvert est née le 13 janvier 1965 à 19 h 25. Il y a deux mentions au dossier: la première: née à l'Hôpital de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke et la deuxième: née à la Crèche de l'Hôpital de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Son nom fictif est Marie-Paule Bégin. À sa naissance, elle pesait 7 livres et 4 onces et mesurait 20 pouces. Elle a quitté l'hôpital le 18 janvier 1965 et a été baptisée la même journée au Centre des services sociaux (CSS), dans le diocèse de Sherbrooke. Elle a été reconduite ensuite à la Crèche Notre-Dame de l'Enfant, sur la rue Moore, à Sherbrooke.

À sa naissance, sa mère d'origine avait 20 ans et était originaire de l'Estrie. Ses deux parents d'origine sont natifs de l'Estrie. Sa mère pesait 130 livres et mesurait 5 pieds et 5 pouces. Elle avait les cheveux châtain clair, les yeux bleus, au teint pâle. Elle était Canadienne-française, chrétienne, catholique, célibataire et avait une très bonne santé.

Elle a fréquenté l'école jusqu'en 6e année. Elle est issue d'une grande famille très unie, de milieu rural, en Estrie. Elle entretenait de bonnes relations avec sa famille mais celle-ci ignorait sa grossesse. Ils étaient 10 enfants. Elle avait 5 frères et 4 soeurs.

À sa naissance, son père d'origine avait 33 ans. Il était Canadien-français, catholique. Il avait les cheveux bruns et était en bonne santé. Il était marié et commerçant à Sherbrooke. Il était l'employeur de sa mère, en service domestique, pour lui.

Mme Boisvert a toujours su qu'elle était adoptée mais elle n'a appris seulement qu'à l'âge de 17 ans que son père était marié et père de 4 enfants.

En parlant à sa travailleuse sociale, cette année, en faisant la relance de son dossier, elle a reçu de nouvelles informations dont l'empreinte de son pied, élément très important, émouvant, touchant à sa naissance.

En mai 2018, au Centre jeunesse de Sherbrooke, on lui aurait dit que sa mère était « introuvable » et avait un nom trop commun qui se retrouvait partout au Québec. Les recherches devraient se poursuivre, ce n'est pas une bonne raison. Sa mère n'est pas allée accoucher dans une maternité privée.

Sa mère adoptive était avant-gardiste car en 1965, elle s'était occupée de prendre des informations sur les parents d'origine de sa fille dans l'éventualité où elle voudrait les connaître. Elle comprenait l'importance que revêtait une quête d'identité alors qu'à cette époque, on ne se souciait pas de ces détails.

Son père d'origine, si toutes les informations sont bonnes, serait âgé de 86 ans. On ne donne pas de détails sur sa famille mais on mentionne qu'il a fait des études secondaires et, dans les années mi '40, c'était plutôt le lot des gens aisés.

Mme Boisvert recherchait sa mère, au départ, et, plus récemment, son père, car on lui avait transmis certaines valeurs à l'époque. Par conséquent, comme son père était marié, elle n'était pas encline à vouloir le retrouver. Elle ne le juge pas car elle ne connaît pas son histoire avec sa mère et depuis, les moeurs ont changé...

Normay suggère à Mme Boisvert de tenter de trouver une liste, un registre des commerces de Sherbrooke dans les années '65. Il se peut aussi que ce soit un commerce légué par les parents de son père et pourrait donc apparaître avant. Son père étant né en 1932 et si on ajoute une vingtaine d'années, ça donne dans les années '50 où il aurait pu déjà tenir un commerce. Son père d'origine, tout comme sa mère, aurait un nom commun.

Deuxième segment de l'émission: Mme Monic Beaulieu

Après dix ans de recherches avec le Centre des services sociaux de Montréal, Mme Monic Beaulieu a retrouvé sa famille biologique du côté maternel, en 1984. Sa mère d'origine est décédée en juin 1955 et elle avait 9 ans.

Au Jour de l'An de 1984, elle a retrouvé ses oncles, ses tantes et ses cousin(e)s. C'est incroyable tout ce qui s'est passé; il faut l'avoir vécu pour se l'imaginer! Elle s'est sentie tout de suite comme faisant partie de cette grande famille-là. Maintenant, elle vit dans la même ville que ses deux tantes. Elle les voit souvent et les aime beaucoup. Elle savait aussi qu'elle avait un demi-frère qui s'appelle Michel. À ce moment-là, on lui a conseillé de ne pas le rencontrer tout de suite, d'attendre plutôt quelques mois.

Dans le dossier de sa mère d'origine, le nom de sa soeur et celui de son frère étaient mentionnés.

Aux retrouvailles, chacun(e) avait apporté des photos de sa mère d'origine dont celle à son mariage ainsi que d'autres photos de famille. Elle a trouvé qu'elle ressemblait davantage à une tante qu'à sa mère.

En mars 1984, sachant où habitait son frère, soit à Ste-Agathe, avec sa grande amie Nicole, elles s'y rendent. Elle le contactera par téléphone. Il est tôt le matin, elles déjeunent au resto et, tout bonnement, Mme Beaulieu demande à la serveuse si elle connaît des gens avec le nom de famille de son demi-frère. Elle lui répond: « Est-ce que vous venez pour l'enterrement? » « De quel enterrement parlez-vous? » « De celui de M. Roland Martin ». Son coeur a fait trois tours car il s'agissait du père de son demi-frère Michel. Elle entend alors les cloches sonner pour l'enterrement de M. Martin, juste au bout de la rue.

Ce n'était pas le moment opportun pour l'aborder, pour une rencontre. Il y avait trop d'émotions, de part et d'autre et de plus, Michel ignorait son existence. Elle est à l'envers, sous le choc, perturbée et décide d'aller visiter une tante, celle chez qui les retrouvailles avaient eu lieu, qui demeurait près de chez Michel. Celle-ci lui dit qu'elle est allée au salon funéraire, la veille, et son frère lui ressemblait beaucoup. C'est toute une situation abracadabrante! Elle se sent mal et désire retourner chez elle; il y a trop d'émotions qui l'habitent en même temps.

Elle est de retour à l'auto avec Nicole qui est sa grande soeur. Elles se connaissent depuis qu'elles ont douze ans et n'ont pas de secrets l'une pour l'autre. Monic va reconduire Nicole et s'empresse de se rendre chez elle. À son arrivée, elle décide d'appeler le curé de la paroisse où ont eu lieu les funérailles et lui raconte toute l'histoire qui paraît invraisemblable mais le curé, heureusement, la croit. Elle lui demande s'il veut faire le lien avec son frère Michel. Il a dit à Monic qu'il contacterait Michel, qu'il lui expliquerait ce qu'elle lui a raconté. S'il le désirait, il pourrait alors lui fournir le numéro de téléphone pour rejoindre sa soeur.

Elle attend donc un appel téléphonique de son frère mais, aura-t-il lieu? Voudra-t-il la rappeler? Croirait-il à son histoire? Elle peut comprendre qu'il a vécu beaucoup d'émotions avec le décès de son père, peut-être s'écoulerait-il un peu de temps?

Le soir même, vers 21 h 30, Michel l'appelle et lui dit: « C'est moi, ton frère » et elle de répondre: « C'est moi, ta soeur Monic ». Ils ont parlé pendant deux heures en se laissant, à regret, mais en se promettant de se rencontrer la semaine suivante. Elle se rend donc chez son frère, comme convenu, avec son conjoint et sa fille de 9 ans. Ils arrivent devant la maison et, pour la première fois de sa vie, elle voit son frère. Il la regarde en affichant son plus beau sourire en se disant que c'est lui mais en fille. Ils s'approchent et se « sautent dans les bras », restent en silence, pleurent tous les deux. Elle ne voyait que lui alors que Michel avait appelé tous ses oncles, toutes ses tantes pour leur présenter sa soeur. La maison était pleine. Présentations et photos au menu, bien sûr! Comme ils se ressemblent! Ils s'examinent. Elle est dans sa bulle. Ce furent de belles retrouvailles.

Elle attend maintenant impatiemment le nom de son père (86 ans) avec la nouvelle loi 113, qui génère beaucoup d'insatisfaction.

Depuis une trentaine d'années, il y a une distance qui s'établit, un recul, entre son frère et elle, malheureusement. Il n'y a pas eu de conflit. Il lui a dit que sa porte serait toujours ouverte pour elle et que si elle avait besoin, il serait là. Ils se voient très peu maintenant, est-ce à cause de la vie qui va trop vite?

Normay lui suggère un petit appel téléphonique de relance pour voir où en est leur relation.

Merci à Mme Normay St-Pierre, à Mme Boisvert et à Mme Beaulieu pour avoir partagé avec nous leurs histoires de vie bien inspirantes. Nous leur souhaitons bon succès dans leurs démarches!

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix des pièces musicales « Un jour on se rencontrera » interprétée par Linda de Suza et « Mon frère » interprétée par Jean-Pierre Ferland. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003

<< Retour


Mouvement Retrouvailles - adopté(e)s - non adopté(e)s - parents
Casier postal 47002
Lévis (Québec)
G6Z 2L3

Caroline Fortin, Présidente et coordonnatrice
Téléphone : 418 903 9960
Téléphone : 1 888 646 1060 (sans frais)
Télécopie : 418 834 9627

Téléchargez notre logo ou bannières

© 1996-2018 Mouvement Retrouvailles. Tous droits réservés, reproduction interdite.