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“Loin des yeux, Près du coeur” - 26 janvier 2018 – Johanne Perreault, adoptée Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 26 janvier 2018 – Johanne Perreault, adoptée

Aujourd'hui, un petit rayon de soleil pour réchauffer notre hiver froid. Normay reçoit Johanne Perreault (nom fictif), adoptée, née le 24 février 1956 à Montréal et placée à la Crèche d'Youville. Grâce à son profil d'ADN, elle a réussi à retrouver sa mère biologique, Louise Perreault, malheureusement décédée. Elle a pu établir des liens avec des membres de la famille. Elle cherche deux demi-frères, l'un serait né en 1958 et l'autre en 1961. Celui de 1961 aurait déjà été en contact avec leur mère.

Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

Les recherches de Mme Perreault ont débuté en 1984 à la suite d'une visite médicale. Son médecin lui a demandé, comme des milliers de personnes adoptées se font demander, si des membres de sa famille souffraient de certaines maladies et elle de répondre: « Je ne sais pas, je suis adoptée ». « Ça serait peut-être intéressant de faire une recherche pour connaître tes antécédents médicaux, de lui répondre son médecin ».

Elle a donc écrit au Centre jeunesse de Montréal et a reçu une réponse assez rapidement. Elle a eu tout son dossier. Elle a su son nom de baptême, Johanne Perreault, et, par le fait même, a reçu toutes les informations la concernant.

Elle est née le 24 février 1956 à Montréal et fut placée à la Crèche d'Youville. Au moment de sa naissance, sa mère d'origine était à Montréal. Elle mesurait 5 pieds et 4 pouces, pesait 120 livres, était âgée de 22 ans et était secrétaire. Son père et son grand-père étaient bouchers. Elle était issue d'une famille de douze enfants. Elle est née le 28 octobre 1933 et est décédée le 15 décembre 2002 au Centre Hospitalier Saint-Jean-de-Dieu. Elle a été enterrée au Cimetière de Chambly sur la Rive-Sud de Montréal.

À sa naissance, son père d'origine avait les cheveux et les yeux bruns. Il mesurait 5 pieds et 7 pouces, était âgé de 27 ans et pesait 145 livres.

Sa mère était Canadienne-française et elle a pu connaître son état de santé. Elle s'interrogeait à savoir la race de son père compte tenu qu'elle a les traits d'une Latino. Quand elle va dans le Sud, les gens qui ne la connaissent pas, l'abordent en lui parlant en espagnol.

Elle a eu de très bons parents adoptifs qui ne lui ont jamais caché son statut de personne adoptée. Elle l'a appris à un si jeune âge qu'elle ne s'en rappelle même pas car elle a toujours vécu en le sachant. Elle était enfant unique et en a toujours été chagrinée. Toute jeune, elle se disait que, plus tard dans la vie, elle n'aurait pas qu'un seul enfant et c'est ce qui est arrivé.

En 1991, sept années s'étaient écoulées depuis la réception de son dossier, à 35 ans, elle a mis au monde une fille et, en la prenant dans ses bras, tout en pleurant de joie, elle a eu une pensée pour sa mère d'origine. Elle s'est demandée comment celle-ci avait pu faire pour « abandonner » son bébé. Elle s'est alors dit qu'elle pousserait plus loin ses recherches pour tenter de la contacter.

En 1995-1996, sa mère a refusé de la rencontrer parce que son fils lui faisait des problèmes. Il l'avait retrouvée, leur relation n'allait pas bien, et elle ne voulait pas rajouter d'autres ennuis à ceux qui existaient déjà mais Mme Perrreault a su qu'elle n'était pas seule, qu'elle avait donc un frère.

Ce refus difficile a été ressenti comme un deuxième rejet même si le premier était inconscient. Elle était fâchée, révoltée et se disait qu'elle ne ressemblait pas à sa mère parce qu'elle était anti-conformiste et se disait que même avec les moeurs de 1956, elle se serait battue pour ses droits, pour garder son enfant... Sachant la raison pour laquelle sa mère lui avait dit non, à cause de son frère, lui a quand même apporté un peu de baume sur ses blessures.

En 1996, elle lui a écrit une belle lettre en y joignant sa photo ainsi que celles de ses deux enfants. Elle s'est rendue au Centre jeunesse, l'a montrée à son intervenante qui lui a dit qu'elle placerait le tout dans le dossier de sa mère et qu'elle l'en informerait. Elle lui a répondu que ce n'était pas son désir, sans doute à cause de sa colère, de sa frustration car au fond, pourquoi avoir écrit cette lettre si elle n'était pas remise... Elle l'a encore en sa possession.

Elle a fait une relance au Centre jeunesse et a appris que sa mère était décédée, en 2002, à l'âge de 69 ans. Elle a reçu un document avec les causes de son décès. Par la suite, elle a pu se tourner vers les tests d'ADN d'Ancestry et grâce à son profil d'ADN, elle a pu retrouver sa famille biologique. Son arbre généalogique est affiché sur Ancestry.

Elle est maintenant en contact avec des cousin(e)s, des tantes. Elle a été accueillie avec joie par tous ces gens. Elle a rencontré deux cousines. Certaines, à leur adolescence, ont su que sa mère, Marie Angelina Louise Perreault, en 1956, avait accouché mais ne savaient pas le sexe du bébé. En 1958, sa mère aurait peut-être donné naissance à un fils mais il y a peut-être eu avortement, ça reste à confirmer. Un autre enfant est né, en 1961. Elle aurait gardé ce dernier pendant 6 mois pour le confier ensuite à l'adoption. C'est celui qui a retrouvé leur mère.

On n'a pas pu la renseigner sur l'identité de son père.
Deux de ses cousines, via Facebook, lui ont envoyé des photos de sa mère d'origine, à différents âges. Mme Perreault ressemblerait à sa mère mais dans son ADN, elle aurait 58% d'Italien. Il n'y a pas que du négatif, dans son histoire. Elle a pu établir des liens avec des membres de la famille et ces personnes désirent la rencontrer. Elles demeurent à Montréal, en banlieue de Montréal ainsi que dans d'autres provinces.

Mme Perreault trouvait important de connaître ses antécédents médicaux familiaux et son histoire pour pouvoir ensuite transmettre ces informations à ses enfants.

Il lui reste son père biologique et au moins un frère, à retrouver, pour lesquels elle continue de chercher, de fouiller.

Merci à Normay St-Pierre, merci à Mme Perreault pour son témoignage et bon succès dans ses autres recherches. S'il vous plaît, partagez son histoire. Merci à Jean-Paul L'Heureux pour son choix de chanson « On se retrouvera » interprétée par Élodie Frégé.

Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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