Abonnez-vous à notre web radio sur soundcloud

  Abonnez-vous à notre chaîne YouTube


Émission “Loin des yeux, Près du coeur” - 19 janvier 2018 – Mme Marcelle Brunelle, puéricultrice Imprimer cette page

Partager

Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 19 janvier 2018 – Mme Marcelle Brunelle, puéricultrice

Normay reçoit aujourd’hui, Mme Marcelle Brunelle, qui a été étudiante en puériculture à la Crèche St-François d’Assise à Pointe-aux-Trembles, entre 1964 et 1966. Mme Brunelle a eu une relation privilégiée avec un petit garçon du nom de Sylvain Ménard lors de ses études à la crèche. Elle s’en est occupée à partir de l’âge d’environ 1 an et demie. C’était un enfant qui pleurait beaucoup, mais Mme Brunelle a réussi le faire sourire et à l’apprivoiser. Il avait peu d’intérêt pour les autres enfants et membres de la crèche, mais au fil du temps il a repris un peu d’assurance et à d’avoir plus d’interaction avec les autres.

Mme Brunelle a même sorti le petit Sylvain hors des murs de la crèche pour quelques escapades à l’extérieur, à sa résidence, etc.
Sylvain est né le 3 mars 1963. Il a été adopté quelques mois avant sa troisième année. La famille adoptive a donné des nouvelles aux responsables de la crèche mentionnant que leur fils s’adaptait très bien à sa nouvelle famille et aux autres enfants (1 garçon et 1 fille). Ils auraient bien aimé remercier Mme Brunelle avant de repartir avec Sylvain dans leur résidence de la région de Drummondville.

Mme Brunelle a des photos du petit Sylvain, ainsi que des écrits qu’elle a composés sur cette belle histoire. Elle aimerait bien pouvoir les lui remettre; ce sont ses souvenirs à lui.
Si quelqu’un connaissait ce petit Sylvain, aujourd’hui âgé de 54 ans, ce serait un beau cadeau que de l’informer de cette histoire.

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

RÉSUMÉ

L'histoire qui suit est très belle, particulière et attendrissante. Mme Marcelle Brunelle, qui a été étudiante en puériculture à la Crèche St-François d’Assise à Pointe-aux-Trembles, entre 1964 et 1966, a eu une relation privilégiée avec un petit garçon du nom de Sylvain Ménard lors de ses études à la crèche.

Elle en a pris soin vers l'âge de 15 mois, au 3e étage, à la salle 14, pour la première fois. Ses souvenirs sont très précis. Elle remplaçait une collègue de travail malade. Il pleurait sans cesse. Elle l'a fait manger avant les autres (groupe de 5-6 enfants) parce qu'il pleurait beaucoup, sans s'arrêter. Elle l'a déposé par terre, avec des jouets, mais il continuait de pleurer. Les jouets ne l'intéressaient pas. Elle l'a couché et ensuite, son quart de travail se terminait. En soirée, une fois chez elle, elle avait encore l'impression qu'elle l'entendait pleurer. Le lendemain, elle est retournée au travail, au 2e étage, à sa salle régulière.

Quelques semaines plus tard, Sylvain est arrivé dans sa salle, toujours en pleurant, avec la puéricultrice qui a fait le transfert. Elle l'a déposé par terre pour donner son rapport à l'officière, dans sa salle. L'heure du change se terminait. Elle l'a pris dans ses bras, l'a mouché car il avait beaucoup pleuré. C'était son tour de garde de surveillance dans la salle de jeux. Elle ne pouvait pas le garder constamment dans ses bras pendant toute l'heure. Elle l'a donc mis en retrait, avec des jouets, mais il n'était toujours pas intéressé. À la fin de la soirée, à l'heure du coucher, Sylvain s'est mis à faire un peu de fièvre, ce qui arrivait souvent lors des transferts d'une salle à une autre. Le lendemain matin, il était isolé des autres parce que la fièvre était beaucoup plus haute. Elle est donc allée le faire manger dans son lit. À son arrivée dans le dortoir, il pleurait encore mais elle a réussi à le faire sourire; ce fut donc le déclic pour qu'elle pense pouvoir faire quelque chose pour lui.

Quand elle était dans la salle de jeux, elle lui portait une attention particulière. Il démontrait peu d'intérêt envers les autres enfants et les membres du personnel de la crèche. Il suçait son pouce et pleurait. Petit à petit, les pleurs sont devenus moins fréquents mais il ne s'intégrait pas davantage aux autres enfants. À force de s'en occuper, il est sorti de sa « bulle » mais ce fut long. Pour avoir toute son attention, Mme Brunelle a dû le sortir de la salle où il était pour se promener avec lui dans le corridor. Il regardait partout mais, au fil du temps, il a pris un peu d’assurance et avait plus d’interactions avec les autres.

Quand elle était en congé, l'été, elle venait marcher avec lui dehors et lui, comme les autres enfants, ne connaissaient pas le gazon. Il n'osait pas trop avancer. Les enfants sortaient, oui, mais jouaient sur un balcon de ciment. Tout doucement, il s'est finalement adapté aux enfants autour de lui et renvoyait même le ballon qui lui était lancé.

En congé, une permission était accordée à Mme Brunelle pour qu'elle puisse emmener Sylvain chez ses parents, où elle habitait. Il était un peu intimidé mais normalement parce qu'il n'était pas habitué d'interagir avec 3-4 adultes en même temps.

Il mangeait, se défendait, jouait mais ne parlait presque pas préférant pointer les objets désirés mais toujours avec elle. En fait, il l'avait adoptée.

Un jour, Sylvain et deux autres garçons ont été présentés à un couple de futurs parents adoptifs et la candidature de Sylvain a été retenue. Il a donc quitté la crèche quelque temps seulement avant la graduation de Mme Brunelle en février 1966; celle-ci était en congé, le jour de son départ. Elle n'a donc pas pu lui faire ses adieux. Il n'a pas fêté ses 3 ans, à la crèche, pour son anniversaire du 3 mars. Il est parti avant et ils ne se sont pas revus.

Après sa graduation, Mme Brunelle est retournée à cette crèche pour voir des amies qui n'avaient pas terminé leur cours. Elle a rencontré une religieuse qui s'occupait des adoptions. Les nouvelles rapportées au sujet de Sylvain étaient positives. Il était dans une bonne famille adoptive, qui l'avait bien accueilli. Leur fils s'était bien adapté à son frère et à sa soeur et ceux-ci étaient très fiers de leur petit frère.

Les parents adoptifs auraient bien aimé remercier Mme Brunelle avant de repartir avec Sylvain pour leur résidence de la région de Drummondville.

Mme Brunelle a des photos du petit Sylvain, à la crèche et chez ses parents, lors de sorties . Elle possède aussi des écrits qu’elle a composés, un mini album, sur cette belle histoire extraordinaire qui les a liés. Ça lui ferait bien plaisir de pouvoir les lui remettre car ce sont des souvenirs qui lui appartiennent.

Si quelqu’un connaissait ce petit Sylvain, aujourd’hui âgé de 54 ans, ce serait un beau cadeau que de l’informer de cette histoire remplie de dévouement, d'attachement et de générosité. N’hésitez pas à la commenter et à la partager!

Merci à Normay St-Pierre, merci à Mme Brunelle pour son témoignage si touchant. Merci à Jean-Paul L'Heureux pour son choix de la merveilleuse chanson « L'escalier » interprétée par Paul Piché.

Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003

<< Retour


Mouvement Retrouvailles - adopté(e)s - non adopté(e)s - parents
Casier postal 47002
Lévis (Québec)
G6Z 2L3

Caroline Fortin, Présidente et coordonnatrice
Téléphone : 418 903 9960
Téléphone : 1 888 646 1060 (sans frais)
Télécopie : 418 834 9627

Téléchargez notre logo ou bannières

© 1996-2018 Mouvement Retrouvailles. Tous droits réservés, reproduction interdite.