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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" du 22 septembre 2017 - Mme Arlie Gauthier Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 29 septembre 2017 – Mme Lynda Pelletier

Normay reçoit Mme Lynda Pelletier, adoptée, qui a retrouvé sa famille au grand complet et qui vit ses belles retrouvailles depuis 18 ans. Merci.

Pour écouter votre émission :
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Résumé de votre émission Loin des yeux, près du coeur du 29 septembre 2017

Invitée: Mme Lynda Pelletier

Pour écouter l'émission, cliquez sur le lien ci-dessous:
https://soundcloud.com/…/loin-des-yeux-pres-du-coeur-emissi…

Il y a 18 ans, Lynda a retrouvé sa mère d'origine et son père d'origine également car ses parents biologiques se sont mariés trois mois après sa naissance. Lynda est née en septembre et leur mariage a été célébré en décembre. Lynda a également retrouvé trois frères et une soeur. Ils ont entretenu et développé, et encore à ce jour, une relation durable d'une famille en lien direct. Tout se déroule bien entre eux et c'est merveilleux!
Dans sa famille adoptive, Lynda était fille unique. S'attendant de retrouver peut-être sa mère, oui, elle l'a retrouvée mais, par surcroît, elle retrouve aussi son père, ses trois frères et sa soeur. C'est donc six personnes qui, tout à coup, entraient dans sa vie, en même temps. C'est tout un cadeau mais c'est surprenant aussi, à la fois!

Ses parents adoptifs étaient en visite chez elle comme quoi la vie organise bien les choses, parfois et, par conséquent, il n'y aurait pas de cachette, il n'y en avait pas eue jusque là. Ils ont donc reçu cette nouvelle de retrouvailles comme un cadeau, eux aussi.

Déjà retrouver sa mère, c'est beaucoup d'émotions à gérer mais, par la suite, retrouver père, frères et soeur, qui se greffent à la mère, multiplient toute la gamme d'émotions à vivre.

Même si nous faisons partie du Mouvement Retrouvailles, même si nous avons accompagné quelqu'un pour ses retrouvailles, lorsque c'est notre tour, c'est différent. Ce sont nos propres émotions de notre retrouvaille qui sont vécues. Nous avons besoin d'une bonne dose de préparation, de soutien et d'accompagnement, qui que nous soyons, lors de retrouvailles.

Il est important de connaître les attentes, de part et d'autre, parce que les attentes de l'enfant, des parents et des frères et soeur, dans le cas de Lynda, peuvent fort bien différer. Il faut que les attentes soient réalistes et réalisables. Il faut mettre cartes sur tables, dès le départ, quitte à faire des ajustements, par la suite. Quiconque a été retrouvé peut vivre aussi certaines peurs, justifiées ou non, de se faire «envahir», par exemple. Il faut être flexible, respectueux et vouloir communiquer ses intentions et ses impressions. C'est une interaction d'êtres humains avec des émotions, du vécu, des expériences, des âges différents ainsi que des personnalités uniques, chacun(e) réagissant à sa façon. Parfois, le mélange « lève» et parfois, malheureusement, pour divers facteurs, c'est un « flop».

Lynda a d'abord rencontré ses parents de naissance et il s'est écoulé un court laps de temps où après ses parents se sont déplacés personnellement pour aller expliquer à leurs autres enfants, qu'ils avaient dû faire adopter leur fille Lynda, dans le passé. C'était une démarche difficile mais qui démontrait déjà à Lynda leur amour et leur respect. Elle pouvait donc réaliser que leur système de valeurs rencontrait le sien et ça augurait bien pour le reste.
Quand Lynda a débuté ses recherches, elle a averti tout de suite ses parents adoptifs car elle ne voulait pas leur cacher une démarche si importante. Tout finit par se savoir, de toute façon. Ils auraient remarqué des changements dans son attitude si elle avait retrouvé et en prendre connaissance, après coup, ils auraient pu en ressentir un sentiment de trahison, l'impression qu'on leur «a joué dans le dos».

Dès le début, elle leur a donc dit qu'elle avait besoin de connaître ses antécédents sociobiologiques pour ne pas qu'elle puisse transmettre des maladies génétiques à ses enfants qui eux, pourraient les transmettre, à leur tour.

Au début des retrouvailles, déjà le contact entre les quatre parents était excellent mais ça n'a pas été facile. Pour une bonne recette, il faut les bons ingrédients. Il fallait donc que Lynda ait du tact, de la diplomatie tout en dosant bien l'espace accordé à ses parents biologiques par rapport à celui de ses parents adoptifs pour ne pas que personne se sente exclu de la relation. Il faut bien gérer tout ça pour ne pas blesser, peiner et créer de l'insatisfaction. Lynda a pris soin de rassurer toutes les parties concernées. Ils se sont rencontrés, remerciés, visités et ce, avec beaucoup de respect, de part et d'autre, telle une famille élargie qui est bien en harmonie.

La première remarque de ses parents adoptifs est touchante et démontre bien leur amour pour elle qui va au-delà de la peur de la perdre. Ils lui disent qu'elle aura une autre famille pour elle quand eux ne seront plus là. Si l'amour, la communication, l'honnêteté et la complicité sont au rendez-vous, chacun(e) comprend alors que Lynda ne choisit pas les uns au détriment des autres, autant pour ses quatre parents que pour ses frères et pour sa soeur.

Il y a entraide et soutien, au sein de sa famille. Lors de sa séparation en 2006, Lynda a été énormément aidée par un de ses frères. Quand son père d'origine est décédé, ses parents adoptifs étaient là pour la consoler, la réconforter. Quand son père adoptif est décédé, ses parents et sa famille biologique étaient là pour l'épauler, l'accompagner. C'est une belle famille tricotée serrée mais pour en arriver à un tel équilibre et une belle harmonie, il faut s'investir, prendre du temps pour se visiter et comprendre que tout n'est pas parfait comme dans une famille non reconstituée.

Les retrouvailles ne sont pas toutes de belles histoires, des contes de fées où les gens ont à coeur de s'investir afin que la relation dure, à l'image de la famille de Lynda. De toute manière, il faut se dire que même s'il y a des hauts et des bas ou même si la relation ne fonctionne plus du tout pour x, y et z raisons, il n'en demeure pas moins que les personnes adoptées ont eu un contact, ont reçu des informations, ont vu des ressemblances, ont eu des réponses à certaines questions, ont vu parfois des photos et ça vient combler un grand vide qu'elles ressentent.

Au cours des démarches avec notre Centre jeunesse, il faut se préparer le plus possible avec notre intervenante. On doit s'entourer de proches en qui nous avons confiance, qui peuvent nous accompagner dans ce parcours de vie car recevoir un OUI qui fonctionne bien, un OUI qui peut s'interrompre à la première rencontre ou rapidement par la suite tout comme recevoir un NON, ça ébranle et nous avons besoin d'un filet de sécurité quand tout semble en déséquilibre autour de nous et qu'on doit nous ramasser en pièces détachées...

La semaine prochaine, Normay rediffusera une entrevue où les parents d'origine de Lynda, Numa, son père aujourd'hui décédé et sa mère, Rose, racontent comment ils ont vécu cette belle histoire, à partir des retrouvailles. Rose a consenti à cette rediffusion car c'est une forme d'hommage à son mari disparu mais, en même temps, en toute générosité, le fait aussi si ça peut aider et rassurer d'autres parents d'origine.

Merci à Normay, merci à Lynda , merci à Jean-Paul pour le choix de la chanson « Il était une fois des gens heureux », interprétée par Nicole Martin et finalement, merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Si vous le désirez, vous pouvez vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!
Marthe Charest
Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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RÉSUMÉ

Normay avait reçu Arlie, en entrevue, en février 2016 et s'étaient rencontrées au Colloque annuel du Mouvement Retrouvailles, par la suite. Elle recherchait alors sa mère d'origine mais, depuis ce temps, elle a appris le décès de celle-ci.

À partir du moment où Arlie a su pour le décès de sa mère, elle a fait part de ses émotions et les a exprimées. Elle était bouleversée. C'était donc la fin pour sa mère et la fin de son histoire aussi, par conséquent. Avec le Centre jeunesse, lorsqu'on apprend que l'être recherché est décédé, on ferme le dossier s'il n'y a pas eu d'autres demandes de rencontre de la part de la fratrie.

Demeurant encore avec des questionnements, elle décide de continuer des démarches qui pourraient l'aider à connaître ses origines. Elle était intéressée à pousser plus loin ses recherches.

Elle a eu des anges pour l'accompagner. Ils l'ont aidée énormément en trouvant l'adresse de la maison où sa mère d'origine avait toujours vécu, sans se marier, à Beauport.

À partir du Colloque, elle a appris l'existence du site Les cimetières du Québec. Elle a donc fouillé sur ce site. On y fait un travail remarquable pour aider les gens qui recherchent des personnes décédées. On prend les photos des pierres tombales de façon précise et de cette manière, avec les indications spécifiques, on peut «visiter» virtuellement les cimetières. http://www.cimetieresduquebec.ca/

Grâce à ses antécédents sociobiologiques, Arlie avait eu des informations spécifiques: grand-père décédé à une date x, grand-mère à une date y et un frère de 6 ans décédé. Ce ne sont pas des détails qu'on retrouve sur toutes les pierres tombales.

Ses anges et elle ont travaillé fort pour retrouver la pierre tombale de sa mère et pour retracer la région d'où elle était originaire.

À partir de noms retenus, elle a pu communiquer avec quelqu'un qui s'avérait être un cousin de la famille qui pouvait avoir accès à la maison familiale. On pouvait donc permettre à Arlie, d'entrer dans cette maison, pour la visiter, quel beau cadeau!

Ce cousin lui a demandé si elle voulait s'attarder à l'extérieur ou entrer immédiatement. Elle a répondu qu'elle s'imprégnerait du décor extérieur avant et c'est là qu'elle a compris que sa passion pour les fleurs ne sortait pas du néant. Tout comme pour sa mère, l'amour des fleurs était inscrit dans son ADN.

Elle était maintenant fin prête à visiter l'intérieur de la maison. En fait, ce n'était que la chambre de sa mère qu'elle voulait visiter. Elle s'est rendue instinctivement et directement à la chambre de sa mère, sans le savoir, alors qu'il y avait quand même trois chambres. L'émotion qui l'a habitée, à ce moment-là, est indescriptible!

Il n'y a eu que des membres de la famille qui ont occupé cette maison. Sa mère y a habité avec une de ses soeurs, jusqu'à son denier souffle. Leurs parents leur avaient légué la maison familiale.

Quelque chose avait attiré Arlie dans cette chambre. Elle était paisible. Arlie a toujours vécu dans des logements ou des maisons avec des murs blancs et tout était blanc et respirait la quiétude dans la chambre de sa mère, ce qu'elle-même recherche. Arlie voulait connaître le milieu de vie dans lequel sa mère avait baigné, son environnement et, en quittant, il y avait deux orchidées. Elle en a choisi une blanche et c'était celle de sa mère. Par la visite des lieux, elle a pu enfin construire des pans de son histoire.

Il y a quelques anecdotes qu'elle a découvertes, au fil du temps, et sans doute en découvrira-t-elle d'autres, dans le futur. En voici une. Par exemple, son grand-père travaillait aux Postes, sa mère était commis aux Postes et Arlie a été elle-même facteure. Sembe-t-il que, de génération en génération, dans cette famille, ils étaient attirés par ce genre de travail.

Même si sa mère est décédée, elle voulait poursuivre ses recherches car elle voulait connaître son histoire. Elle n'a aucun regret d'avoir tenté d'en savoir davantage même sachant qu'elle était décédée. Elle avait besoin de connaître des bouts de sa vie pour faire la paix dans son coeur. Elle réalise aussi que la personne qu'elle est devenue, aujourd'hui, elle le doit à cette mère qui l'a mise au monde et qui lui a transmis ses gènes.

C'est une grande joie que celle de pouvoir boucler une boucle avec beaucoup d'amour. Elle a pu visiter la maison avec tous ses cinq sens en éveil. Elle a pu se recueillir au cimetière sur la tombe de sa mère. Elle a pu voir aussi l'école privée où sa mère a fait ses études.

Sa mère aimait avoir ses proches autour d'elle et a toujours vécu dans le même entourage, avec les mêmes points de repère qui lui assuraient une forme de sécurité et de stabilité. Arlie s'est déplacée davantage mais tout comme sa mère, elle a besoin d'un milieu stable.

Sa mère est décédée avant sa soeur et son cousin aurait trouvé un reçu de la crèche au montant de 60,00$, somme imposante, à l'époque, qui devait sans doute représenter les frais de l'accouchement. Le cousin n'en savait pas plus car sans doute que le secret de sa mère n'avait pas été révélé.

Il faut garder espoir et confiance au cours des recherches et, même si on fait face à une personne décédée, c'est douloureux mais on peut tenter de pousser plus avant nos démarches afin de refaire un peu le parcours de vie de cette personne chère, à rebours.

Merci à Normay, merci à Arlie pour son témoignage, merci à Jean-Paul pour le choix de la très jolie pièce musicale « L'amour est une maison », interprétée par Yves Duteil et finalement, merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Si vous le désirez, vous pouvez vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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