Abonnez-vous à notre web radio sur soundcloud

  Abonnez-vous à notre chaîne YouTube


Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 30 décembre 2016 Imprimer cette page

Partager

Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 30 décembre 2016 – Mme Colette Houle, mère biologique

En cette fin d'année, nous vous offrons un magnifique témoignage d'une mère, Mme Colette Houle, qui a dû confier sa fille à l'adoption et qui a pu la retrouver plusieurs années plus tard. Il s'agit d'un témoignage que nous rediffusons. Pour cette émission, Mme Colette Fournier participait également à l'émission comme co-animatrice, elle-même mère qui a confié un enfant à l'adoption. Nous vous souhaitons une belle écoute.

Nous serons de retour dans quelques semaines pour de nouvelles émissions. Bonne fin d'année 2016 et nos meilleurs voeux pour l'année 2017.

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à partager

VOTRE RÉSUMÉ :

Mme Colette Houle nous raconte son histoire de mère d'origine, qui a recherché sa fille et qui l'a finalement retrouvée.

À l'âge de 18 ans, elle a mis au monde sa fille, à l'Hôpital de la Miséricorde de Montréal. Elle a dû la confier à l'adoption comme devaient le faire les mères célibataires (la majorité) de cette époque. Cependant, elle gardait toujours dans son esprit le désir de retourner chercher sa fille à la crèche, plus tard.

Mme Houle s'est mariée avec le père de sa fille et, sur les entrefaites, elle était retournée à la Crèche de la Miséricorde, avait revu sa fille alors âgée de 18 mois. Elle a fait part aux religieuses de son mariage et qu'ils viendraient chercher leur fille, sous peu. Quelques mois seulement après leur mariage, ils sont allés à la crèche et leur fille avait déjà été adoptée. Les religieuses n'ont pas respecté sa demande, n'ont pas été à l'écoute de leurs besoins. Son conjoint et elle n'ont jamais reparlé de cette situation, entre eux.

Les années passèrent. Entre temps, Mme Houle a eu trois autres enfants avec le même père que leur première fille qui avait été adoptée. Elle n'a jamais voulu parler de leur fille, à leurs autres enfants et à son mari non plus. Sans doute se sentaient-ils tous deux honteux et coupables...

Les années passèrent donc encore. En 2001, son conjoint est décédé et ce, sans jamais avoir parlé de leur « secret ». Mme Houle avait toujours respecté son silence mais n'avait cependant pas abandonné son désir de retrouver sa fille. Mme Houle avait peur de la réaction de ses enfants si elle leur apprenait son secret. Elle a quand même décidé d'en parler d'abord à sa fille et ensuite, à ses garçons. Ils ont bien réagi. Les mères appréhendent souvent le pire, de la part de leurs enfants, parce qu'à l'époque où elles étaient filles-mères, elles avaient été jugées, condamnées et apportaient le déshonneur sur leurs familles. Les moeurs ont bien sûr évolué mais ce passé douloureux leur remonte vite à la surface...

Ses enfants ont été bien compréhensifs mais ils se demandaient pourquoi avoir attendu si longtemps pour leur dire. Ils étaient peinés d'avoir perdu tout ce temps. Tout ce long cheminement pour annoncer cette naissance a pris beaucoup d'amour et de courage car Mme Houle a fait ce parcours sans accompagnement. Les parents et la fratrie de Mme Houle étaient au courant de sa grossesse. Après le décès de son conjoint, elle en a parlé avec une de ses soeurs et la réaction a été bonne également.

En 2012-2013, Mme Houle avait communiqué avec Normay et, via Internet, elle a pris contact avec un homme qui lui a donné des trucs en généalogie. Elle s'est retrouvée, au final, avec douze adresses possibles de petites filles nées le 27 avril 1960, dans toute la province de Québec.

Elle a écrit deux lettres, à deux Sylvie différentes. Sa fille Julie l'a appelée, un moment donné, pour lui demander si elle continuait toujours d'envoyer des lettres. Elle lui a alors répondu qu'il lui en restait dix à écrire et qu'elle le ferait, l'une après l'autre, la journée même et irait ensuite les poster.

Elle a reçu trois réponses et un appel téléphonique tous négatifs mais, heureusement, quelques jours plus tard, Mme Houle a reçu une autre lettre et cette fois-ci, c'était la bonne. Pour s'en assurer, elle lui a demandé des détails personnels dont ses noms de baptême: Marie, Cécile (prénom de sa mère), Sylvie et H (pour Houle) et tout concordait.

Via MSN, sa fille lui a envoyé des photos et ensuite par la poste. Sylvie était le « portrait tout craché » de son autre fille. Elle voulait prendre un certain temps de recul pour ne pas brusquer les choses. Elle n'était pas prête à entrer immédiatement dans l'intimité de sa famille.

Une semaine après l'envoi des photos, Sylvie accepte maintenant de rencontrer sa mère et sa soeur dans un restaurant. Tout s'est bien déroulé et elles ont vécu une belle retrouvaille. Sylvie et sa mère se dévisageaient en se tenant les mains et Julie retrouvait sa « grande » soeur. Elles ont été trois heures, les trois ensemble, et sont ensuite reparties chacune de leur côté, en se contactant à tous les jours via Internet et grâce à des conférences à trois. Elles ont fait en sorte qu'avec respect, les parties concernées soient heureuses. Sylvie a un frère adoptif que sa famille a rencontré et l'a considéré comme l'un des leurs. La mère adoptive de Sylvie est décédée mais Mme Houle devait rencontrer son père adoptif âgé de 87 ans (la rencontre a eu lieu sans doute, rediffusion) pour lui dire merci d'avoir bien pris soin et bien éduqué sa fille, ce qui a contribué à la faire devenir la femme merveilleuse qu'elle est actuellement.

En conclusion, Mme Houle dit de ne pas se décourager, de ne pas perdre confiance. Il faut aller jusqu'au bout de notre rêve. Elle aimerait donner de l'espoir aux recherchant(e)s. Il ne faut pas avoir peur de déranger notre enfant ou notre mère, entre autres. On commence par faire la première démarche de recherche à savoir celle d'écrire notre histoire, notre avis de recherche et ensuite tout s'enclenche, il n'y a rien à perdre. Ce besoin de retrouver est si fort qu'il ne faut pas laisser tomber!

Merci à Normay et merci à Mme Houle pour son témoignage donnant de l'espoir. Merci pour le soutien technique de Jean-Paul, le bras droit de Normay et merci aussi pour la pièce musicale qu'il a choisie: « C'est parce que je t'aime » (Claude Valade). Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l'émission.

Si vous le désirez, vous pouvez aussi vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Notre prochain rendez-vous sera à la fin de janvier 2017.

Marthe Charest
Mère d'origine qui a retrouvé sa fille en 2003


<< Retour


Mouvement Retrouvailles - adopté(e)s - non adopté(e)s - parents
Casier postal 47002
Lévis (Québec)
G6Z 2L3

Caroline Fortin, Présidente et coordonnatrice
Téléphone : 418 903 9960
Téléphone : 1 888 646 1060 (sans frais)
Télécopie : 418 834 9627

Téléchargez notre logo ou bannières

© 1996-2017 Mouvement Retrouvailles. Tous droits réservés, reproduction interdite.