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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 24 novembre 2016 Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 24 novembre 2016 – Mme France Chauvin

Normay reçoit Mme France Chauvin, née le 16 août 1952, sous le nom fictif de Thérèse Antoinette Saucier, à l'Hôpital Ste-Anne, hôpital privé, de l'avenue du Parc à Montréal. Elle a été transférée à la Crèche de la Réparation à Pointe-aux-Trembles et a été adoptée le 9 septembre 1952. Sa mère aurait écrit le 19 septembre 1952 pour avoir des nouvelles et des photos. Elle a été informée de l'adoption, mais malheureusement, la loi de l'époque ne permettait pas la transmission de photos. Sa mère provenait de la région de l'Abitibi-Témiscamingue (poss. Val d'Or). Elle avait 23 ans lors de la naissance, une 8e année de scolarité et une année d'anglais, commis de bureau/caissière, 5'6'', aînée d'une famille (1 frère et 3 soeurs). Le père n'a pas été avisé de la naissance, il avait 27 ans, 5'11'', originaire de la Mauricie et camionneur. Le grand-père maternel avait 50 ans et était administrateur de taxis. La grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 40 ans, 2 ans avant la naissance.

Pour écouter votre émission :

RÉSUMÉ

Mme France Chauvin est née le 16 août 1952, sous le nom fictif de Thérèse Antoinette Saucier, à l'Hôpital Ste-Anne, au 5829, Avenue du Parc, à Montréal. Les deux prénoms ont été conservés par ses parents adoptifs.

En communiquant avec le Centre jeunesse, elle a appris que l'Hôpital Ste-Anne était un hôpital privé pour lequel on payait des frais pour l'accouchement. Par conséquent, les intervenant(e)s n'avaient pas accès à son dossier de naissance. Personne dans la famille de sa mère biologique était au courant de sa grossesse et le père biologique l'ignorait aussi.

Le jour même de sa naissance, elle a été transférée et conduite par une infirmière de l'Hôpital Ste-Anne à la Crèche de la Réparation, à Pointe-aux-Trembles. Trois semaines plus tard, soit le 9 septembre, elle a été adoptée dans sa famille où elle fut aimée et choyée tout le temps qu'elle y est demeurée.

Ses parents avaient visité d'autres crèches, dans le but d'adopter un enfant. Un bon dimanche, ils s'étaient rendus à la Crèche de la Réparation, en apportant un sac à couches et des articles de bébés. Ce jour-là même, ils repartaient avec France. Sans doute avait-il été convenu que cette enfant-là quitterait la crèche ce jour-là, pour une adoption.

Le 19 septembre, un mois après sa naissance, sa mère d'origine a écrit une lettre au C.S.S. (Centre des Services Sociaux) pour avoir des nouvelles de sa fille et demandait aussi des photos.

Trois semaines plus tard, soit le 9 octobre, sa mère reçoit donc une lettre du C.S.S. lui disant que sa fille allait bien côté santé, qu'elle était adoptée et dans une bonne famille mais malheureusement, la loi de l'époque ne permettait pas la transmission de photos.

En prenant connaissance que sa mère désirait recevoir de ses nouvelles, ça lui a fait chaud au coeur et ce fut en fait l'élément déclencheur, le déclic pour entreprendre des démarches de recherches.

Sa mère adoptive lui avait révélé que, selon sa mémoire, elle pensait que sa mère d'origine était âgée de 28 ans, à sa naissance. Cependant, il n'y avait pas de document officiel pour confirmer ses dires. Tout ce qu'elle avait appris sur ses familles biologiques était que sa mère et son père étaient en bonne santé.

Si elle avait 28 ans, Mme Chauvin se disait que sa mère devait être sans doute autonome, mature et responsable pour prendre sa décision. Il risquait donc d'y avoir une autre famille, en parallèle, ou peut-être une autre chose ou un événement impliquant son adoption.

Avant la lecture de ses antécédents sociobiologiques, Mme Chauvin n'avait pas ressenti le besoin de rechercher ses parents d'origine. Ceux-ci se fréquentaient depuis 2 ans 1/2 et, à l'annonce de la grossesse de sa mère, le couple a rompu pour des raisons x, y ou z. Sa mère avait sans doute des raisons personnelles pour prendre cette décision.

Mme Chauvin est la seule personne adoptée dans sa famille. Sa mère adoptive s'occupait d'enfants de la Crèche de la Réparation, à la période des Fêtes. Aussi, quelques fois par année, toute la famille se rendait à la crèche pour aller parler, jouer avec les enfants et leur apporter des friandises et des vêtements. Sa mère adoptive avait vraiment la « fibre maternelle» et avait besoin d'être entourée d'enfants. Ils ont fait ces visites à la crèche jusqu'à ce que France soit âgée de 12 ans. Quand elle quittait les lieux, elle pleurait et aurait voulu les emmener chez elle. Elle se disait que plus tard, elle en adopterait. Ses emplois ont toujours gravité autour des enfants qu'elle aussi aimait beaucoup. Sans doute sa mère lui avait-elle transmis son grand amour et sa générosité pour les enfants, de par son exemple, avec les visites à la crèche et le séjour des enfants dans leur famille, pendant les Fêtes.
Sa mère d'origine provenait de la région de l'Abitibi-Témiscamingue . Elle avait en fait 23 ans lors de la naissance de sa fille. Elle mesurait 5 pieds et 6 pouces, était de nationalité Canadienne-française, célibataire, catholique. Elle possédait une 8e année de scolarité avec une année d'études en anglais.
Dans les années '50, il y avait beaucoup d'anglophones à Val d'Or, compte tenu des propriétaires de mines anglophones. Si elle a suivi un cours d'anglais, il est possible que sa mère était à Val d'Or. Elle était l'aînée d'une famille de 5 enfants (1 frère et 3 soeurs). Elle était commis de bureau et caissière. Elle a dû commencer à travailler vers l'âge de 16 ans. Elle était robuste, débrouillarde, déterminée, jolie, féminine et distinguée. Le père n'a pas été avisé de la naissance. Il était camionneur, avait 27 ans, mesurait 5 pieds et 11 pouces avec les cheveux et les yeux bruns. Il était de nationalité Canadienne-française, catholique et originaire de la Mauricie. Le grand-père maternel avait 50 ans et était administrateur d'une flotte de taxis. À cette époque, il ne devait pas y avoir plusieurs compagnies de taxis en Abitibi-Témiscamingue. c'est peut-être un détail important. La grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 40 ans, en 1950, 2 ans avant la naissance.

Merci à Normay et merci à Mme Chauvin pour son témoignage. Bon succès dans ses démarches! Merci pour le soutien technique formidable de Jean-Paul, le bras droit de Normay et merci aussi pour la pièce musicale qu'il a choisie: « Mademoiselle l'Aventure » (Francis Cabrel). Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l'émission.

Si vous le désirez, vous pouvez aussi vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

À la semaine prochaine!
Marthe Charest
Mère d'origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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