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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 3 novembre 2016 Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 3 novembre 2016 – M. Claude Cournoyer

Normay reçoit M. Claude Cournoyer, né le 28 juillet 1969, Il a retrouvé sa mère d'origine en 2012 et il est à la recherche de son père, M. Gauthier, du Lac St-Jean, ainsi que de deux demi-soeurs et un demi-frère.

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VOTRE RÉSUMÉ :

M. Cournoyer est l'aîné de six enfants et le seul adopté. Il a été élevé par ses grands-parents.

Toute sa vie, il se trouvait différent des autres membres de la famille. Il avait les cheveux noirs et les yeux bruns alors que les autres étaient châtains aux yeux bleus.

Il trouvait étrange d'être élevé par ses grands-parents et plus particulièrement par sa grand-mère. Il était bien avec elle donc, il ne se posait pas trop de questions. En vieillissant, il se rendait bien compte qu'il ne ressemblait à personne. Également, Claude était atteint d'une maladie génétique rare, à la hanche, ce qui le distinguait encore des autres qui n'en souffraient pas.

Ses grands-parents étaient bons et ont toujours été là pour l'aider. Sa mère, pour lui, était sa grand-mère. Vers 10-11 ans, adolescent et ensuite une fois adulte, il demandait à sa grand-mère s'il avait été adopté. C'était une situation étrange. Il revenait à la charge, sans réponse ou alors on lui répondait que non.
Beaucoup plus tard d
ans la vie, sa conjointe (depuis 14 ans) lui disait qu'il n'avait rien de commun physiquement , avec ses grands-parents, et pas davantage avec ses frères et soeurs. Celle-ci a donc réussi à faire admettre à la grand-mère de Claude qu'elle n'était pas sa mère d'origine. Peut-être que dû au fait qu'elle était une femme et moins impliquée émotivement, l'épouse de Claude a pu recueillir plus facilement des confidences que lui. Pourtant, à bien y regarder, le tableau de son histoire était bizarre mais flagrant, à la fois. Sans doute lorsque Claude posait des questions à sa grand-mère, celle-ci devait manifestement craindre de le perdre et ne lui répondait donc pas. Ses frères n'étaient pas au courant de son adoption.

Apprendre, dans la trentaine, que son adoption était bien réelle, officiellement, a été bien difficile à vivre même s'il s'en doutait étant enfant. Claude, en sachant son statut d'adopté, avait peur du rejet de la part de ses frères. Que vont-ils dire s'il savent que je ne suis pas leur « vrai frère » biologique? Il se sentait mal et perdu car tous ses acquis tombaient. Ça lui faisait aussi penser qu'il avait une autre vie, en parallèle, à quelque part. En fait, il avait une mère et un père autres que ceux qu'il avait toujours connus, qui étaient à ses côtés, depuis sa naissance. C'était particulier et ce fut tout un choc pour lui!

M. Cournoyer a donc décidé d'entreprendre des démarches de recherches avec son Centre jeunesse. Il était perdu et par où devait-il commencer ses recherches? Il s'est rendu dans Internet et a vu le Mouvement Retrouvailles avec lequel il a communiqué. On l'a alors dirigé vers son Centre jeunesse où il devait faire sa demande pour ses antécédents sociobiologiques. Il les a reçus après une attente de trois mois.

Sa travailleuse sociale l'a appelé le 28 juillet et lui aurait souhaité « bon anniversaire » et lui aurait dit que c'était son vrai jour de fête alors que Claude avait toujours cru que c'était le 5 août 1969 (une semaine d'écart). Le 5 août correspondait en fait à la date que sa mère adoptive l'avait eu avec elle.

M. Cournoyer n'en revenait pas de toutes les informations contenues dans ses documents. En recevant ses antécédents, avant même d'ouvrir l'enveloppe qui les contenait, il a dit à sa conjointe que ses débuts de vie étaient consignés dans cette lettre précieuse.

Il y avait la taille, le poids, la couleur des yeux et des cheveux de sa mère, les raisons de l'adoption, l'âge de ses grands-parents, le nombre de membres de la famille, l'occupation des parents et les même renseignements pour son père étaient dans ses antécédents.

Il a lu et relu souvent cette lettre. Sa grand-mère vivait encore. Le Centre jeunesse a localisé sa mère mais celle-ci a alors refusé le contact. Cependant, un an après, elle est revenue sur sa décision et a accepté les retrouvailles avec son fils. Un mois après, sa mère soupait avec lui et, dans la nuit, sa grand-mère qui était malade est décédée. Claude a essuyé un refus et croyait que son dossier serait fermé mais sa mère d'origine est revenue sur sa décision.

Il ressemble beaucoup à son père biologique et, le jour des retrouvailles, Claude voulait en apprendre plus sur lui mais il a réalisé que sa mère vivait de grandes émotions, des souvenirs malheureux remontaient à la surface donc, il n'a pas insisté et lui a dit de choisir le moment opportun où elle serait assez à l'aise pour répondre à ses questions. Sa mère biologique n'a pas eu d'autres enfants.

Cependant, elle lui a montré une photo de son père. C'était la première fois de sa vie qu'il pouvait enfin se reconnaître dans quelqu'un et ça lui a fait un très grand bien. Enfin des appartenances! Les ressemblances avec sa mère étaient davantage en rapport avec son caractère et ses traits de personnalité.
Les retrouvailles ont eu lieu il y a quatre ans. Depuis ce temps-là, mère et fils se parlent à toutes les semaines et se voient à toutes les deux semaines. Il va dîner ou souper chez elle. Sa mère demeure à Blainville et Claude à Terrebonne; seulement vingt minutes en auto les séparent!
Il sait maintenant que son père est M (initiale du prénom) Gauthier, originaire du Lac St-Jean et aurait deux filles et un garçon. Il aurait rencontré la mère de Claude alors qu'il était un travailleur de la construction et serait ensuite parti de Montréal. Il avait 25 ans, à sa naissance, donc, son père serait né en 1943-1944.

Claude pensait qu'il se sentirait comme un étranger dans sa nouvelle relation mais ce n'est pas le cas. Il n'en revient pas de toute l'affection que sa mère lui manifeste. Elle lui fait des câlins, l'embrasse et le gâte avec des gâteaux et des tartes. Il se sent choyé, privilégié. C'est comme un conte de fées! Sa mère s'était mariée et son conjoint traite Claude comme son propre fils, lui aussi. Leurs vies en ont été changées tout comme celle de Claude. Juste le fait d'être ensemble et de partager des repas, des conversations, de petites choses contribuent au bonheur de tout ce beau monde.

Il ne côtoie plus sa famille d'adoption, malheureusement, et leur a
pardonné... Il va de l'avant et demeure positif en souhaitant maintenant pouvoir retrouver son père et sa fratrie.

Merci à Normay et merci à M. Cournoyer pour son entrevue intéressante et touchante. Merci pour le soutien technique formidable de Jean-Paul, le bras droit de Normay et merci aussi pour la pièce musicale qu'il a choisie : « Blessures d'enfance » (Yves Duteil). Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l'émission.

Si vous le désirez, vous pouvez aussi vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest
Mère d'origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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