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Émission Loin des yeux, Près du coeur - 26 mai 2016 Imprimer cette page

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Votre émission “Loin des yeux, Près du coeur” du 26 mai 2016

Normay St-Pierre reçoit Sarah Bourcier qui est à la recherche de son frère, Robert Lewis Lawrence, né vers le 13 novembre 1974 à l'Hôpital St.Mary's à Montréal.

Pour écouter votre émission :



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Résumé de votre émission « Loin des yeux, près du cœur » du 26 mai 2016
Invitée: Mme Sarah Bourcier

La mère de Mme Bourcier, Johanne Lucie Lawrence, est née le 5 février 1958 et demeurait dans Montréal-Est. Elle a fait ses études à l'École Dunton (anglophone), à Montréal. Elle aurait donné naissance à son fils (le frère que Sarah recherche) Robert Lewis Lawrence vers le 13 novembre 1974, à l'Hôpital St. Mary's. L'adoption a été réalisée par l'entreise des Centres Batshaw et Johanne Lucie Lawrence est demeurée à la Masion Elizabeth.

Sa mère est décédée en 2012 et c'est alors que Sarah a appris qu'elle avait un frère qui avait été adopté. Ce fut tout un choc! Personne n'était au courant de son existence, dans la famille, sauf son grand-père maternel.
En faisant le tri dans ses photos d'école et dans ses lettres, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle en a vu une adressée à son frère et l'autre à son frère et à elle. Sarah ne comprenait rien de rien à toute cette histoire!
Âgée alors de 30 ans, elle communique avec son père lui demandant pourquoi on lui avait caché la naissance de son frère et son père n'en savait vraiment rien, lui non plus!

Dans la lettre adressée à son frère, en 1974, sa mère lui racontait qu'elle était jeune, 16 ans, quand elle est devenue enceinte. Elle devait le confier à l'adoption car elle était sans argent, sans travail et elle n'avait pas eu le choix de le faire pour son bien-être.

Dans la lettre adressée à son frère et à elle, après sa naissance, en 1982, sa mère tentait de se déculpabiliser en disant qu'elle n'était pas une mauvaise mère. C'était un genre de lettre d'excuse, demandant pardon, en quelque sorte. C'est clair que sa mère désirait qu'elle retrouve ces missives les ayant déposées parmi les autres, intentionnellement. . Elle voulait aussi par là que Sarah essaie de retrouver son frère et elle la savait déterminée. Sarah aimerait tant pouvoir partager ces lettres avec son frère!
C'est son grand-père maternel qui a organisé l'adoption privée de son petit-fils. Il aurait dit à sa fille de ne pas en parler à son mari. C'est dommage car il n'a effectivement jamais été informé de ce fait et Sarah nous disait qu'il aurait compris et aurait soutenu sa conjointe. Également, il aurait pu s'expliquer certains comportements et certains états d'âme, de son épouse, soient un fond de tristesse, d'inquiétude et de stress récurrents, si on lui en avait fait part.

Sarah était en colère contre son grand-père maternel car la vie de sa mère, celle de son père et la sienne auraient été bien différentes s'il n'était pas intervenu dans la grossesse de Johanne. La vie de sa mère aurait été meilleure si elle avait pu livrer son lourd secret et en parler, à son conjoint, au grand jour. Ils ne se sont pas vus pendant 4 ans. Par la suite, ils se sont expliqués et il a compris les sentiments que sa fille avait pu éprouver tels de la honte, du rejet, de la culpabilité, entre autres, tout au cours de sa vie.

Quand le grand-père a décidé de l'adoption privée de son petit-fils, c'était à cause de la honte qui rejaillissait sur toute la famille car, à cette époque, avec la religion omniprésente, les curés des paroisses décidaient pour les familles. Il valait mieux, même pour les parents, de ne pas accueillir sous leur toit, leur fille, une « mère indigne » et son bébé illégitime car avoir un enfant hors-mariage était mal vu. Avec cette adoption privée, les documents sont sous scellés. Sarah ne sait pas non plus si son frère a été adopté dans la communauté anglophone, ce qui pourrait être aussi une possibilité.

Si son frère ne sait pas qu'il a été adopté, il ne peut pas, par conséquent, faire de démarches de recherches. Cependant, comme le mentionnait Normay, il arrive très souvent que les personnes adoptées ressentent un « manque » et qu'elles ne sont pas comme leurs parents, leurs frères et leurs soeurs, ni physiquement ni dans leurs talents, leurs affinités. Elles n'ont pas de ressemblances avec quiconque donc, elles s'interrogent et observent beaucoup.
Sarah a eu elle-même un fils, à l'âge de 16 ans. Elle était jeune et sa mère ne voulait pas qu'elle quitte l'école. Elle savait qu'elle « gâcherait » son adolescence, d'une certaine façon, qu'elle n'aurait pas d'amoureux avec déjà un enfant et ne se marierait pas, non plus. Elle a donc vécu une grossesse plutôt cachée. Sa mère vivait les mêmes peurs pour sa fille, en fait, que celles qu'elle avait vécues pendant sa grossesse. Sarah peut maintenant s'expliquer certaines paroles, certains conseils, certaines attitudes et difficultés de sa mère.

Elle fut une grand-mère formidable, dévouée et aimante qui s'est beaucoup impliquée. Elle s'est occupée de son petit-fils et lui a donné ce qu'elle aurait aimé pouvoir donner à son propre fils. Sarah a eu deux bons parents. Sa mère a toujours été là pour les bons moments de sa vie comme pour les moins bons... Elle a été présente pour elle ainsi que son père, qui a eu un grand impact sur sa mère, en lui disant qu'ils aideraient et soutiendraient Sarah pendant sa grossesse. Sa mère aurait aimé entendre pareils propos de la part de son propre père, pour elle, mais... autres temps, autres moeurs. Elle aurait aussi voulu, bien sûr, rencontrer son fils. Sarah tente donc de le faire pour sa mère, pour pouvoir raconter son histoire, à son frère, pour lui faire du bien, à elle aussi et pour avoir l'impression de boucler une boucle, pour sa mère.

Merci à Normay, merci et bon succès, du fond du coeur, à Mme Bourcier. Merci pour le soutien technique de Jean-Paul, le bras droit de Normay, et merci aussi pour la plage musicale « Toi le frère que je n'ai jamais eu » ( Maxime Le Forestier). Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l'émission.
Vous pouvez aussi vous procurer le livre de Normay St-Pierre, écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.
À la semaine prochaine!

Marthe Charest
Mère d'origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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