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Novembre, le mois de la sensibilisation à l'adoption

Tout enfant nécessite et mérite une famille qui l’aime et qui s’en occupe, et ce, pour aujourd’hui et pour toujours. Il arrive que les parents soient dans l’impossibilité de lui offrir un milieu de vie sécuritaire dans lequel il peut grandir et s’épanouir. Différents services existent pour aider les parents à prendre en charge adéquatement leur enfant et il est important que tout soit fait pour que l’enfant puisse vivre auprès de sa famille biologique, dans son milieu d’origine auprès de ses repères identitaires. Par contre, il arrive, dans certaines situations, qu’il soit réellement impossible pour les parents de voir à la prise en charge de leur tout-petit. Il faut alors s’assurer que l’enfant soit sécurisé et pris en charge de façon permanente par une famille en mesure de voir à tous ses besoins, tant affectifs, éducatifs que psychologiques. Il faut que l’enfant puisse grandir auprès de personnes qui en prendront soin et qui l’aimeront inconditionnellement.

À notre avis, la famille immédiate doit être considérée en premier lieu. Une tante, un oncle ou des grands-parents pourront peut-être voir au développement et à la sécurité de cet enfant. Garde légale, placement temporaire, adoption, peu importe. Si l’enfant peut évoluer au sein de sa famille d’origine, même élargie, ce serait préférable. Mais, il arrive encore que l’enfant soit confié à une tierce partie non reliée à la famille d’origine et qu’il y ait adoption légale. Oui, l’adoption offre à cet enfant ce qu’il ne peut pas retrouver chez ses parents, par contre, n’oublions pas que ce petit être, sans défense, demandera un jour à savoir la vérité, à connaître ses origines, à revendiquer le droit à son identité. Cette affirmation s’applique tant au niveau des adoptions du passé, de l’adoption interne au Québec, du niveau international qu’à celles exercées en milieu autochtone.

Par le passé, des milliers d’enfants ont été confiés à l’adoption pour des raisons biens différentes de celles connues aujourd’hui. Jadis, le simple fait qu’une femme se retrouve enceinte hors des liens sacrés du mariage était un péché. Il lui fallait, bien malgré elle, se défaire de cet enfant du péché ; mais à quel prix ? De nombreuses familles ont ouvert leurs bras et leurs cœurs à ces tout-petits laissés à la crèche et la majorité ont eu la chance de trouver un foyer très convenable où ils ont pu grandir dans la joie et l’amour. L’adoption était, à l’époque, la seule issue pour près de 300 000 enfants placés dans les crèches.

Malheureusement, à l’époque, les autorités dirigeantes ont décidé d’inclure dans les lois provinciales que ces dossiers d’adoption demeureraient confidentiels et que ni l’enfant, ni le parent biologique et adoptif, ne pourra être identifié dans le futur. Ils ignoraient alors que ces enfants devenus adultes accorderont une importance primordiale à la quête de son identité et à l’importance de ses origines. Ils n’ont pas songé que la mère à qui l’ont a retiré l’enfant se questionnerait toute sa vie sur sa progéniture et que le fardeau qu’elle portait deviendrait d’une lourdeur inimaginable. Après de nombreux débats, les lois ont quelque peu été modifiées au début des années 1980 pour permettre à ces personnes de se retrouver via les services d’intervenants sociaux des Centres jeunesse du Québec. Mais, il doit y avoir consentement de la part des deux parties, sinon aucune information nominative ne peut être délivrée.

Plus de 30 ans sont passées sans que cette loi ne soit mise à jour pour refléter les valeurs des années 2000. Toute personne a droit à son identité, sauf celle qui est affublée du statut «adopté »…

D’importants travaux ont été effectués par le gouvernement provincial pour étudier les lois actuelles sur l’adoption au Québec au cours des dernières années. Le dernier événement date du 14 juin 2013, date du dépôt du Projet de loi 47 par M. Bertrand St-Arnaud, ministre de la Justice, conjointement avec Mme Véronique Hivon, ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse. La vapeur a été renversée et le droit à l’identité prévaut sur la confidentialité des dossiers d’adoption. Nous devons nous en réjouir. MAIS, le gouvernement tarde à donner suite à toutes ses belles intentions.

Tout le travail a déjà été fait quant aux consultations publiques et aux études de toutes sortes, les acteurs importants au niveau de l’adoption au Québec sont majoritairement en accord avec les modifications suggérées, les députés provinciaux voient d’un bon œil ce projet de loi, alors que se passe-t-il ?

Le mois de novembre est le mois de la sensibilisation à l’adoption. Profitons-en donc pour enfin adopter ce projet de loi. Qu’en pensez-vous ?


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