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Article du quotidien Le Soleil, 6 février 2010 Imprimer cette page

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Article paru dans Le Soleil, le 6 février 2010

Confidentialité des anciens dossiers d'adoption: le PQ veut plus d'ouverture


par Valérie Gaudreau, Le Soleil

(Québec) Le Parti québécois demande que la confidentialité des dossiers d'adoption soit levée pour les dossiers d'adoption passés. Ce changement permettrait non seulement aux personnes adoptées maintenant devenues adultes de connaître leurs origines, mais aussi leurs antécédents médicaux.

Cette demande est l'une des principales conclusions de la députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, à l'issue de la consultation générale sur l'avant-projet de loi sur l'adoption et l'autorité parentale proposé par la ministre québécoise de la justice, Kathleen Weil.

Dans cet avant-projet de loi, la ministre Weil propose déjà une plus grande ouverture pour les dossiers d'adoptions futures, mais le PQ déplore qu'elle ne touche pas aux adoptions effectuées dans les années 50 ou 60, par exemple. Or, connaître ses origines peut être utile et soulageant pour plusieurs adultes, notamment en ce qui a trait à l'historique des maladies.
«On est rendu là. La société québécoise est prête pour ce virage», estime Mme Hivon.

Une forme de veto

Sans réclamer une abolition complète de la confidentialité, elle plaide pour l'instauration d'une forme de veto, comme c'est déjà le cas dans plusieurs provinces, dont la Colombie-Britannique et l'Ontario.

La mère biologique pourrait alors décider si elle souhaite que soient transmises en totalité ou en partie des informations sur l'origine de l'enfant confié en adoption. «Cette façon de faire permettrait un équilibre entre la protection de la vie privée des parents biologiques et les droits des personnes adoptées de connaître leurs origines», avance Mme Hivon.

De plus, note la députée péquiste de Joliette, le rapport du Groupe de travail sur le régime québécois de l'adoption, dont s'inspire l'avant-projet de loi, émettait des réserves quant à l'ouverture des dossiers passés. Or, dit-elle, même la présidente du groupe, Me Carmen Lavallée, a changé sa position lors de son passage devant la commission parlementaire.

Demandé depuis longtemps

Cette ouverture, le Mouvement Retrouvailles, qui défend les droits des adoptés, la demande depuis longtemps.

Et même si le Mouvement souhaitait encore plus de transparence sur l'identité des véritables parents, l'idée d'un veto semble un bon compromis aux yeux de la présidente, Caroline Fortin. «Ce qu'on veut, c'est notre identité, mais au moins, on pourrait avoir des informations sur notre histoire.»

Conscientes que le projet de loi est loin d'être dans sa version définitive, tant Caroline Fortin que Véronique Hivon ont bon espoir de voir leurs commentaires entendus. La ministre Weil, disent-elles, s'est montrée attentive à leurs propos.
«Ce point de vue résume le pouls de plusieurs personnes qui étaient autour de la table, assure Mme Fortin. Je pense sincèrement qu'il y a une ouverture.»


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