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Revue de presse sur la refonte des lois sur l'adoption Imprimer cette page

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Nous vous présentons ci-après certains articles recueillis dans les médias écrits de la semaine. N'hésitez pas à nous transmettre les documents que vous croyez opportuns pour notre cause. Certains textes sont disponibles sur Internet, d'autres ne le sont pas.



Éditorial de Brigitte Breton, Le Soleil, samedi 10 octobre 2009 - Adapter la famille

(Québec) Le Québec veut procéder à une modernisation de ses règles d'adoption. Finie la norme absolue voulant qu'une personne perde toute trace de ses parents biologiques parce qu'elle est adoptée. Terminé le temps où des grands-parents sont considérés du jour au lendemain comme de purs étrangers parce que leur petit-fils est confié à une autre famille. Il était temps que la province s'adapte aux réalités familiales qui ne sont plus celles des années 50.

Le gouvernement libéral a en main depuis mars 2007 les recommandations d'un groupe de travail sur le régime québécois de l'adoption. La ministre de la Justice, Kathleen Weil, vient de déposer un avant-projet de loi pour modifier le Code civil et d'autres dispositions législatives en matière d'adoption et d'autorité parentale. Une consultation est prévue pour janvier.

Pourquoi une gestation si longue? Parce que le dossier est fort délicat. Lorsqu'il est question d'identité, de filiation et d'autorité parentale, les moindres détails doivent être examinés avec soin. Droits et obligations des enfants, des parents biologiques et des parents adoptants ne sont pas simples à concilier. Comme le souligne si bien le groupe de travail sur l'adoption, «le montage biologique et juridique de la parenté est aujourd'hui beaucoup plus complexe qu'il ne l'était auparavant».

Comment des parents biologiques peuvent-ils rester en contact avec leur enfant sans empiéter sur l'autorité parentale des parents adoptifs? À notre époque de familles reconstituées où l'enfant vit dans deux foyers, comment partager l'autorité parentale?

Il faut également considérer que ce qui est souhaitable lorsque l'adopté est âgé de cinq ans peut devenir un lourd carcan lorsqu'il atteint l'âge adulte. Un jour où l'autre, la personne adoptée voudra savoir qui l'a mise au monde. Que les parents biologiques aient été violents ou toxicomanes ne met pas fin nécessairement à la quête identitaire. Aussi aimante et protectrice que soit la famille d'adoption, le besoin de savoir n'est pas gommé.

La législation québécoise n'est plus adaptée aux diverses réalités familiales d'aujourd'hui. On propose toujours un modèle unique, alors que le vécu et la situation de chaque enfant commandent un modèle sur mesure.

Il y a 50 ans, les petits Québécois étaient adoptés dès la naissance. Ils avaient un bref contact avec leur mère biologique. L'adoption était considérée comme une seconde naissance.

Aujourd'hui, la majorité des enfants mis en adoption ont connu leurs parents. Ces derniers n'ont pas toujours les compétences pour s'occuper d'eux, mais un lien, même ténu, a néanmoins existé avant qu'ils ne soient pris en charge par la Protection de la jeunesse. Il n'est pas nécessaire d'éliminer complètement ce lien si l'enfant est confié à des parents adoptifs. Si le projet de la ministre est adopté, cela sera possible dans certains cas.

On peut présumer que des parents adoptifs seront rébarbatifs à une telle approche. Certains se sentiront menacés de savoir que leur enfant pourrait revoir périodiquement ses parents biologiques. Pour eux, l'adoption traditionnelle demeurera toutefois possible.

Si la ministre Weil fait preuve d'ouverture pour les futurs cas d'adoption, elle demeure toutefois fermée aux revendications du Mouvement Retrouvailles qui aurait souhaité que Québec lève le voile sur le secret entourant les adoptions passées.

Certes, la ministre doit veiller à protéger la vie privée des femmes qui ont confié leur bébé en adoption et qui ont eu l'assurance que tout resterait confidentiel. Le besoin des adoptés de connaître leurs origines est toutefois l

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