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Paru dans le quotidien La Presse (opinion) Imprimer cette page

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La Presse

Le mercredi 11 juillet 2007

 

L’auteur est professeur à la faculté de droit de l’Université de Montréal et chercheur régulier au sein de l’équipe interdisciplinaire Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles de l’INRS – Urbanisation, Culture et Société.



Une occasion ratée

Les nouvelles dispositions de la Loi sur la protection de la jeunesse sont entrées ne vigueur lundi dernier. En apparence, ces nouvelles dispositions ont de quoi réjouir les personnes soucieuses du bien-être des enfants en difficulté. Finies les parties de ping-pong dénoncées dans le film de Paul Arcand : les enfants retirés de leur milieu d’origine ne pourront plus se voir ballotés d’une famille d’accueil à une autre au terme de placements provisoires.

On cherchera dorénavant à établir un plan de vie stable à leur bénéfice, et ce, à l’intérieur de délais variant en fonction de leur âge. Ce plan pourra, selon les circonstances, prendre la forme d’une mise en tutelle prolongée auprès d’un membre de la famille élargie du mineur, d’un placement dans une famille d’accueil prête à s’engager à long terme ou d’une adoption en bonne et due forme.

 

Plusieurs intervenants et magistrats verront sûrement dans l’adoption le moyen le plus efficace d’assurer à l’enfant une pleine intégration dans son nouveau milieu de vie et pour cause. Contrairement aux deux autres options disponibles, l’adoption lui procurera une véritable famille de substitution auprès de laquelle il pourra trouver affection et réconfort bien au-delà de sa majorité. Par l’adoption, l’enfant héritera de nouveaux parents auxquels il pourra s’identifier sa vie durant. Face à l’environnement familial inadéquat dans lequel l’enfant évolue, cette perspective de renouveau a de quoi séduire. Derrière ce beau tableau se profile toutefois une face cachée que le gouvernement du Québec tarde malheureusement à considérer.

 

L’adoption, mais à quel prix ?

 

Depuis 1924, date de la toute première loi québécoise portant sur l’adoption, le jugement qui prononce l&rs

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