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Les enfants du péché Imprimer cette page

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Tiré du « Journal de la communauté universitaire » - Édition du 26 avril 2007 - Volume 42, numéro 30   (http//www.aufil.ulaval.ca/articles/les-enfants-peche-556.html)


Les enfants du péché

De 1940 à 1960, au Québec, l’adoption a été une bouée de sauvetage pour des milliers de bébés dont la seule faute était d’être nés hors des liens du mariage


Si l’adoption internationale constitue aujourd’hui, pour certains couples québécois, le moyen par excellence de former une famille, il fut un temps où les crèches de la province débordaient d’enfants abandonnés. Faute de pouvoir trouver des parents pour ces poupons au Québec, les services d’adoption n’auront d’autre choix que de se tourner vers d’autres pays. Dans les années 1940 et 1950, la Sauvegarde de l’enfance de Québec a effectué 1 600 placements d’enfants aux États-Unis, sur les quelque 21 000 adoptions réalisées par l’organisme tout au long de son existence. Des petits, dont on ignore exactement le nombre, ont aussi été adoptés en France, en République dominicaine, au Venezuela et à Cuba.

C’est cette réalité oubliée de l’adoption au Québec que révèle, entre autres choses, Virginie Fleury-Potvin, dans son mémoire de maîtrise dirigé par Johanne Daigle du Département d’histoire. Dans son étude, Virginie Fleury-Potvin se penche sur le phénomène de l’adoption des enfants illégitimes dans la ville de Québec de 1943 à 1964, et analyse les moyens mis de l’avant par la Sauvegarde de l’enfance de Québec afin de limiter le nombre de naissances hors mariage et de promouvoir l’adoption de ces enfants considérés comme «des enfants du péché» par l’Église catholique. C’est un prêtre aux idées plutôt avant-gardistes pour l’époque, l’abbé Victorin Germain, directeur de la Sauvegarde de l’enfance, qui tentera de persuader la population canadienne-française, par le biais de ses Chroniques de la Crèche publiées dans Le Soleil et L’Action catholique, que ces enfants ne sont pas ni attardés ni tarés, mais «des enfants comme les autres ayant droit à une famille et dont les défauts hérités de leurs parents naturels devraient être contrés par une bonne éducation».


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