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Le ministre devra corriger le tir Imprimer cette page

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Le 19 mai 2006



Monsieur Yvon Marcoux

Ministre de la Justice et Procureur général



Monsieur,



Aujourd'hui, 19 mai 2006, j'écoutais sur le poste de l'Assemblée Nationale, le débat "Interpellation au ministre de la Justice - L'état de la justice au Québec". Quelle ne fût pas ma surprise d'entendre mon nom lors de votre  réponse à la députée adéquiste, Mme Sylvie Roy, sur le dossier de la création d'un groupe de travail sur le régime d'adoption au Québec.



Vous avez mentionné à Mme Sylvie Roy que j'étais satisfaite de la création de ce groupe de travail, sans plus. Je vous demande, par la présente, de rectifier publiquement la situation et de mentionner que je vous ai félicité pour la  création de ce groupe de travail, quoique tout ce travail a pratiquement déjà été finalisé lors de la table de concertation du comité interministériel dirigé par M. Vital Simard en 1998-1999 et dont un rapport a été déposé le 30 novembre 1999 (comme mentionné dans ma lettre du 16 mai).




Je crois sincèrement que vous avez très mal interprété, en faveur du gouvernement, mon niveau de satisfaction. Pour être très claire, vous nous servez du réchauffé, Monsieur le Ministre. Mais, comme dirait nos aînés, "Faute de pain, on mange de la galette".



Oui, je suis satisfaite, MAIS avec une grande réserve et je m'explique :



-  Premièrement, il était temps que le gouvernement montre un peu d'intérêt et que quelque chose se passe à ce niveau. Les lois actuelles datent de plus de 80 ans, à l'exception de quelques changements mineurs dans les procédures.


-  Deuxièmement, et c'est là où le bât blesse, selon moi et selon plusieurs, ce pas en avant est une période supplémentaire d'attente de résultats qui aurait dû être évitée, considérant que vous avez déjà en mains tous les documents nécessaires pour procéder. Cette période de près de six mois servira don à rebrasser le tout à la saveur électorale, afin de gagner du temps et dépenses une somme d'argent non nécessaire.


-  Troisièmement, le groupe est composé d'une avocate réputée en droit de la famille et en droit de l'enfant et, si j'ai bien compris, de sept membres du ministère de la Justice et de la Santé et des Services sociaux. Pourquoi ne pas avoir inclus dans ce comité, des gens directement concernés par les causes qui seront discutés, mais uniquement des fonctionnaires ? Ne croyez-vous pas que les réalités sont vécues par vos électeurs et non par vos fonctionnaires? Oui, les fonctionnaires travaillent dans le domaine, mais combien sont concernés directement et vivent cette situation? Peu, j'en suis certaine. Des regroupements comme le nôtre et des individus seront, je l'espère, rencontrés pour discussion, mais le constat et la finalité du rapport seront établis par ce comité. Donc, pourquoi recommencer. Tous les gens qui se présenteront reprendront les mêmes discours incluent dans les

documents que vous possédez déjà.



J'espère donc que vous corrigerez le tir sur mon opinion considérant ce groupe et que vous agirez en sorte que ce dossier arrête de traîner en longueur inutilement.



Dans l'atten

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