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Soupir de printemps - Texte à lire Imprimer cette page

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 Cette belle période de l’année en est une, pour moi et plusieurs autres, de regain et de recommencement. Pour débuter cette magnifique saison, je vous ai déniché un merveilleux texte à lire sous les chauds rayons du soleil, accompagné du gazouillis des hirondelles, le sourire aux lèvres et l’esprit léger. Passionnée de lecture et de nature, ces deux loisirs vont de paire et j’aimerais vous partager ce que j’ai découvert : « Soupir de printemps ». Quel délice ! Savoureux texte à lire d’une auteure à découvrir.



 

Soupir de printemps, par Carole Lussier

 

À ma sœur, Monique. À sa fille, Sylvie. Parce que la vie peut encore être belle… même dans le noir.

 

Je me rappelle très bien du son de la corde à danser qui léchait le gravier de l’entrée, chez mes parents. Et celui de mes souliers qui martelaient le sol en déplaçant la pierre tandis que les petits ronds de poussière venaient ternir le cuir méticuleusement ciré par ma mère qui adorait, elle, le voir briller. C’était le premier jour sans manteau alors que le soleil traversait ce mince gilet de laine que je ne boutonnais jamais, au désespoir de papa. Même le gazouillis des oiseaux portait en un nouvel écho, enchanteur et vibrant. Après la cabane à sucre, c'était Pâques qui se montrait en me plongeant dans des rêves partagés entre les vitrines où les chocolats étaient presque aussi grands que nous et les vacances d’été pour lesquelles j’avais déjà commencé à compter les jours…

 

En ce temps-là, tout était simple. Je regardais la vie avec des yeux qui, me semblait-il, n’étaient jamais assez grands. Chaque matin naissait comme si c’était le premier et chacun d’eux apportait un jour de bonheur tranquille mais différent. Je les aimais tous, je crois. Chose certaine, je n’en détestais pas.

 

Nous vivions à la campagne et, quoiqu’elles fussent loin de se ressembler, les maisons m’apparaissaient toutes pareilles. Cachées au fond des allées derrière les arbres centenaires dont les racines couraient sur les terrains, les cordes de bois s’empilaient ou diminuaient tandis que de leurs hautes cheminées, les halos de fumée aux arômes réconfortants s’envolaient en tourbillonnant. À côté de leurs poêles, dormait un chat, un chien, ou les deux, et on entendait parler de la nouvelle portée aussitôt qu’on avait besoin de remplacer ceux qu’on avait perdus. Dans leurs chambres, aucune des filles que je côtoyais n’étalait de jolies poupées soigneusement rangées sur des tablettes comme dans les livres, mais nous avions toutes des jouets et nous connaissions toutes les mêmes jeux. L’été, couchées dans l’herbe, on s’amusait à découvrir les formes dissimulées dans les gros nuages et l’hiver, nous allions patiner sur le lac, qui n’en était pas vraiment un, dans le bois devant chez nous.

 

Aujourd’hui, je sais que nous n&r

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