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Article tiré de "Le Reflet" du 25 mars 2006 -


L'adoption, un dossier tabou



Véronique Asselin



DELSON - Des enfants adoptés et des parents biologiques crient à l'aide.





Avec la criminalisation du contrôle des naissances et de l'avortement, beaucoup de bébés indésirables ont été abandonnés dans des crèches au siècle dernier.


"Lorsqu'une fille-mère était en train d'accoucher à l'Hôpital de la Miséricorde, les religieuses lui faisaient signer des papiers d'adoption en les mélangeant avec ceux relatifs aux frais d'hospitalisation, dénonce Chantale Morin, recherchiste en adoption. Après l'accouchement, on refusait à la mère le droit de voir son enfant en lui disant qu'elle avait déjà signé les papiers d'adoption."



Le groupe La Voie de l'adoption, dont Mme Morin est la fondatrice et responsable, intentera un recours collectif aux diverses instances et organismes (gouvernement provincial, communautés religieuses, crèches, hôpitaux, médecins et avocats) impliqués dans les démarches d'adoption entre 1920 et 1970. Pour le moment, aucune firme d'avocat n'a cependant endossé la cause.



La poursuite vise à dénoncer les cas de fraude; de falsification de documents, de papiers d'adoption et de contrats de vente d'enfants; de vol d'enfant; de torture psychologique faite aux filles-mères et aux enfants et d'usage de la force contre des femmes mineures pour la signature de faux papiers d'adoption, etc.



"J'ai près de 500 pages d'ententes entre les filles-mères et la Miséricorde, raconte-t-elle. On a fait évaluer ces documents par un avocat et il nous a dit qu'ils n'avaient aucune valeur parce que les filles n'avaient pas atteint la majorité fixée à 21 ans à cette époque." Des bébés ont donc été séparés consciemment de leur mère en toute illégalité avec ou sans le consentement de celle-ci.



"Il y a des enfants qui ont été adoptés à l'étranger. Ils étaient vendus entre 3 000 $ et 10 000 $. Certains journaux en ont d'ailleurs parlé il y a quelques années", affirme la recherchiste.



Elle aborde aussi le sujet de la réservation des enfants à naître. "J'ai des témoignages écrits de mères adoptives qui ont par la suite aidé leur enfant à retrouver leurs parents biologiques, affirme-t-elle. Vous décidiez que vous vouliez une petite fille aux yeux bleus et cheveux blonds, ils vous la réservaient dès la naissance. C'était payant pour certains, dont les sœurs de la Miséricorde."



Abandonnés pour la vie

Les histoires d'adoption, c'est toujours plus beau aujourd'hui, mais on oublie celles qui ont eu lieu avant 1980. Même si on a 60 ou 70 ans, tant qu'on a pas retrouvé nos parents, on est toujours un enfant dans notre cœur et le sentiment d'abandon nous suit toute notre vie, soutient Mme Morin. Les adoptés sont des gens de second rang au Québec, ils ne connaissent par leurs antécédents mé

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