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Lettre au Premier Ministre du Québec Imprimer cette page

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Le 18 février 2006


Monsieur le Premier Ministre Jean Charest,


Dans votre lettre du Premier ministre, reçue le 17 février 2006, vous annoncez le lancement du document de consultation « Garantir l’accès : un défi d’équité, d’efficience et de qualité » et y énoncez votre proposition en réponse au jugement de la Cour suprême dans le dossier Chaoulli.


Dans cette même lettre, vous conviez les Québécois à réfléchir aux pistes de solutions afin de garantir la pérennité de notre système de santé et de services sociaux et vous mentionnez désirer un système de santé public accessible à tous, où le privé peut jouer un rôle, mais un rôle complémentaire. La santé étant la première priorité de votre gouvernement, j'aimerais savoir si vous avez déjà réfléchi aux dossiers erronés pour cause d'un manque d'information et/ou d'ignorance.


Plusieurs dossiers médicaux pourraient être remis en bon ordre si les personnes confiées à l'adoption par le passé connaissaient leurs antécédents médicaux familiaux aujourd'hui. J'irai même plus loin en disant que, si tous les enfants jadis confiés à l'adoption connaissaient leur statut d'adopté, leur dossier médical en serait peut-être tout de même vide, mais pas complété de façon erronée avec les antécédents médicaux de leur famille adoptive.


En tant qu'enfant adoptée moi-même, j'ai eu à mentionner à mon médecin que je ne connaissais rien du passé médical de ma famille étant adoptée. Mes enfants ont eu à vivre la même chose lorsqu'il s'agissait des antécédents médicaux de leur grands-parents maternels. Heureusement, dans mon cas, j'ai pu en savoir un peu plus suite à des retrouvailles avec ma famille biologique maternelle. Je me sentais un peu comme une petite "pure race avec son pedigree", une personne dont la "tracabilité hériditaire" etait maintenant possible.


Est-ce normal, en 2006, d'ignorer tout de l'essentiel, nos gènes, notre héridité, notre histoire ? Tout ceci pour respecter la confidentialité des informations contenus dans les dossiers d'adoption. Les droits des parents sont donc plus grands que ceux de ces enfants confiés à l'adoption, devenus majeurs aujourd'hui. Est-ce pour vous un droit équitable ? L'enfant confié à l'adoption n'a pas choisi cette étiquette, on lui a imposée. Et même plus, le gouvernement a légalement faussé ses papiers originels à la direction de l'État civil, transféré son dossier dans les centres jeunesse du Québec et fait en sorte que pour cette personne, même devenue adulte, son dossier soit régit par, entre autres, la Loi de la protection de la jeunesse. Il me semble y avoir un léger problème dans tout ceci. Qu'en pensez-vous?


Au fil des années, des recommandations multiples ont été présentées à vos ministères de la Santé et des Services sociaux et de la Justice, nous avons été reçu lors des audiences publiques de la Commission des Affaies sociales le 25 janvier dernier, les lois similaires des autres provinces ont été modifiées dans quatre provinces, avez-vous eu vent de ces événements? Si oui, qu'attendez-vous pour demander sur le champs un projet de loi &

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